Vol. 04 de la collection
Livres & BD
Manga, manhwa, manhua, webtoon, light novel. Des formats qui se ressemblent de loin et se distinguent nettement de près. Plus quelques lectures qui n'ont rien à voir, de Jane Austen aux comics américains.
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Manga, manhwa, manhua : ce qui les sépare
Manga japonais, manhwa coréen et manhua chinois partagent une origine commune et divergent sur presque tout le reste : le sens de lecture, le rapport à la couleur, le rythme de parution, le modèle économique. Un manga se lit de droite à gauche, en noir et blanc, sur un format pensé pour le papier. Un manhwa se lit le plus souvent en couleur et en défilement vertical, conçu dès le départ pour le téléphone.
Le webtoon prolonge cette logique. C'est un format né du support avant d'être un genre, et la sélection donne des points d'entrée à qui n'en a jamais lu. Un autre texte explique comment en créer un soi-même.
Le web novel et le light novel forment le pendant romanesque de la même famille. L'un est publié en ligne au chapitre, souvent en coréen ou en mandarin. L'autre est édité au Japon, illustré, et sert de source à une bonne partie des séries animées connues. C'est ce qui explique que la distinction revienne si souvent chez les lecteurs.
Hors d'Asie, la sélection s'ouvre à Orgueil et Préjugés et à Jane Austen, à un comparatif entre Marvel et DC, à des livres de mode et à une liste de lectures faites pendant le confinement. Le rapprochement est moins arbitraire qu'il n'en a l'air : entre un univers partagé de super-héros et une série au long cours, les questions de continuité, de canon et de reprise par de nouveaux auteurs se posent dans les mêmes termes.